Maroc-Amérique :Histoire et diplomatie

La politique étrangère de l'Amérique et les éfforts de la C.I.A.pour combattre le terrorisme pour un monde plus meilleurs et en paix.

lundi 29 septembre 2008

Discours de SM le Roi à l'occasion de la tenue à Tétouan de la Session ordinaire du Conseil supérieur des Oulémas

Discours de SM le Roi à l'occasion de la tenue à Tétouan de la Session ordinaire du Conseil supérieur des Oulémas

Souverain.

En voici le texte intégral :.

"Louange à Dieu. Prière et Salut sur le Prophète. Sa famille et Ses compagnons. Honorables membres du Conseil supérieur des Oulémas. Mesdames et Messieurs, les oulémas.

Il Nous est agréable de présider l'actuelle session du Conseil supérieur des Oulémas. C'est pour Nous l'occasion de renouveler, en Notre qualité d'Amir Al-Mouminine, le pacte indéfectible en vertu duquel Nous nous faisons un devoir de veiller à la protection de la religion et de ses adeptes et à la poursuite de la réforme engagée en la matière. A cet égard, Nous entendons rénover les institutions qui ont en charge les affaires religieuses, et assurer de Notre bienveillante sollicitude les personnes qui s'en occupent. Nous tenons également à inscrire cette réforme dans la politique de proximité, qui est à la base de Notre méthode de gestion des affaires de Notre cher peuple.

Notre but ultime est de veiller à ce que nos honorables oulémas apportent une contribution plus efficiente au processus de réforme et de modernisation que Nous conduisons dans tous les domaines. Nous tenons à ce qu'ils s'attachent, en particulier, à apporter leur concours au renforcement de la sécurité spirituelle de la nation, en veillant à la préservation de sa doctrine religieuse qui se réclame d'un islam sunnite tolérant.

Avec l'aide de Dieu, Nous avons engrangé d'importants acquis dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme globale du champ religieux, un processus que Nous avons lancé il y a quatre ans à l'occasion de Notre discours qui posait, en la matière, les jalons fondateurs d'une stratégie nouvelle et multidimensionnelle.

Il y a lieu de citer en premier ce qui a été réalisé au niveau institutionnel central, en l'occurrence une restructuration et une mise à niveau du Ministère des Habous et des Affaires Islamiques, qui ont permis à ce département de s'acquitter au mieux de la noble mission qui lui est dévolue et des lourdes responsabilités qui lui échoient.

Nous avons également assuré la rénovation et la réorganisation du Conseil supérieur des Oulémas et des Conseils locaux des Oulémas. A cet égard, Nous avons opté pour une démarche ambitieuse hissant le discours religieux à la hauteur des réalités de notre époque et des impératifs de protection de nos jeunes contre la perte des repères et des références et les risques de les voir instrumentalisés par les trublions et les extrémistes de tout poil.

Dans le même ordre d'idées, Nous avons mis en place une instance de recours, seule habilitée à émettre des fatwas (avis jurisprudentiels). Notre but est de mettre cette prérogative interprétative à l'abri des intrus et autres imposteurs qui se placent en marge du cadre religieux institutionnel, incarné par la Commanderie des Croyants, dont Nous sommes dépositaire.

En matière d'éducation, la dynamique réformatrice a touché l'ensemble des institutions en charge de l'enseignement traditionnel et de l'éducation islamique.

Fidèle à Notre démarche et Notre politique en matière de décentralisation et de déconcentration, Nous avons décidé le redéploiement et la généralisation des Conseils locaux des Oulémas, de sorte que chaque province ou préfecture puisse disposer de son propre Conseil. Cette mesure permettra de répondre à la nécessite, impérieuse à Nos yeux, de prendre en considération les spécificités et les coutumes propres aux habitants de chaque région, et d'apporter des réponses aux questions qui les interpellent en matière religieuse.

Soucieux de voir la politique de proximité s'étendre à Nos fidèles sujets expatriés, Nous avons jugé bon de procéder, dans un premier temps, à la création d'un Conseil des Oulémas pour la communauté marocaine en Europe. Cette initiative Nous paraît de nature à favoriser une certaine ouverture sur les spécificités religieuses et culturelles de cette communauté. Elle devrait aider à prémunir la foi et les valeurs authentiques qui font la singularité de leur identité marocaine, contre les velléités intégristes et extrémistes.

Dans la même volonté de réforme et de modernisation, Nous avons créé la Ligue Mohammadia des Oulémas, en remplacement de leur instance antérieure. Ce faisant, Nous comptons fédérer au sein de cette nouvelle structure toutes les potentialités et les compétences religieuses que recèle notre pays. Notre souhait est que cette entité puisse remplir sa mission dans un esprit de complémentarité et en parfaite synergie avec les composantes de l'édifice religieux rénové, dont Nous avons posé les jalons.

Cependant, cette réforme institutionnelle ne saurait être complète que si l'on s'attelle à redynamiser le rôle des mosquées, tant il est vrai qu'elles constituent le cœur vibrant de la sphère spirituelle. Aussi avons-Nous arrêté une série de mesures reflétant Notre constante et bienveillante sollicitude pour les maisons de Dieu, d'autant plus qu'elles constituent l'un des piliers majeurs sur lesquels repose notre plan d'initiation et de sensibilisation aux principes de la pensée religieuse éclairée.

Notre vœu est de conforter les mosquées dans la vocation qui est la leur, en tant que lieux de culte et espaces d'invocation de Dieu, de guidance, d'orientation spirituelle et d'alphabétisation.

Aussi avons-Nous donné Nos Instructions à Notre ministre des Habous et des Affaires Islamiques pour qu'il mette en chantier un programme global d'encadrement et de mise à niveau des imams de mosquée, en mettant à contribution nos honorables Oulémas, et en veillant au respect des constantes et des choix de la Nation. Il importe, à cet égard, de s'ouvrir sur les questions et les préoccupations des temps modernes, et de prendre en compte les exigences de "fiqh attayssir" (doctrine jurisprudentielle qui préconise les modalités d'application les plus souples et les moins contraignantes pour remplir les obligations religieuses).

Nous avons jugé opportun de consolider le dispositif réglementaire régissant les mosquées, en mettant en place une batterie de mesures incitatives concrètes pour les constructions légales de mosquées. Aussi, et pour réaffirmer Notre volonté de rapprocher celles-ci des fidèles qui y affluent, engageons-Nous le gouvernement à prendre les dispositions qui s'imposent, pour l'exonération de la construction des mosquées de 50 % de la TVA, en application des Hautes Instructions que Nous avons données à cet effet.

La dimension sociale constitue, quant à elle, le troisième pilier de Notre plan de réformes. Ainsi, outre la couverture médicale dont bénéficient les personnes chargées de gérer au quotidien les affaires religieuses, Nous avons décidé de consolider cette couverture qui constitue déjà pour eux un acquis, par la mise en place, en leur faveur, d'un organisme chargé des affaires sociales. Il s'agit en l'occurrence de la Fondation Mohammed VI des oeuvres sociales pour le personnel religieux, que Nous avons créée pour illustrer l'intérêt tout particulier que Nous attachons à leur cas, ainsi que Notre volonté de mettre à la disposition de cette catégorie de travailleurs studieux, appliqués et dévoués, les moyens nécessaires pour améliorer leur situation.

Mesdames et Messieurs les Oulémas.

Nous sommes fier de voir avec quels engagement et sens du devoir nos valeureux Oulémas se sont investis dans les différentes sphères de l'action religieuse. Toutefois, Nous attendons d'eux des efforts accrus et déterminés. Il leur incombe, surtout, de faire ressortir dans tout son éclat, l'image rayonnante de l'Islam qui appelle à honorer l'Homme et à préserver sa dignité. Il leur appartient, en outre, d'en défendre les valeurs sacrées, et au premier chef, la sainteté de son Prophète, Notre Aïeul - prière et salut sur Lui - et tous les autres Prophètes et Envoyés de Dieu, que Notre sainte religion nous enjoint de croire et de vénérer sans discrimination entre eux.

Il y a, évidemment, dans cette injonction, une réaffirmation du devoir de respect mutuel qui doit exister entre les différentes religions célestes, et entre les cultures et les civilisations. Mais nous n'ignorons pas, pour autant, que le monde aujourd'hui traverse une conjoncture où s'agitent les démons de l'égoïsme et de la violence et s'ébranlent les repères et les références.

C'est dire que dans le cadre de votre mission spirituelle, vous avez essentiellement pour devoir d'œuvrer en permanence pour faire régner la paix et la quiétude. Il vous appartient, en effet, d'exhorter les fidèles à l'émulation dans le labeur positif et constructif, et de les inciter à combattre l'extrémisme, l'ostracisme et le terrorisme, par la dissémination des nobles idéaux que prône l'Islam, et qui sont un rempart pour épargner à notre pays les fléaux exécrables du fanatisme et de l'excès poussé à l'extrême.

C'est dans cet esprit que Nous avons décidé d'inaugurer une nouvelle étape dans le processus de réforme du champ religieux. Nous avons, en effet, opté pour un plan d'action novateur, dénommé "Mithaq Al-Oulamae", et qui constitue un programme exemplaire de mobilisation, de sensibilisation et de conscientisation. Il exige que vous vous attachiez à mener sur le terrain, avec sincérité et dévouement, et tout en restant le plus près possible des fidèles, votre mission de clarification et de guidance religieuses. Les Oulémas ont donc le devoir de s'atteler à assurer la mise à niveau des Imams de mosquée et à se déployer dans la ville et la campagne pour guider les gens et éclairer leurs lanternes et pour combattre et infirmer les allégations mystificatrices colportées par les tenants de l'extrémisme.

Nous appelons donc à la mise en œuvre du plan "Mithaq Al-Oulamae", conformément à un programme bien défini, sous l'impulsion du Conseil Supérieur des Oulémas, et en coordination avec le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques. Nous engageons donc le gouvernement à mettre à la disposition de ce département tous les moyens nécessaires pour la mise en œuvre d'un programme reposant sur une mobilisation tous azimuts et un discours religieux éclairé, adapté aux capacités d'assimilation et à la réalité vécue de ses destinataires.

Nous sommes résolument déterminé à aller de l'avant dans la mise à niveau et la rénovation du champ religieux. Nous entendons hisser ce processus au niveau de vos attentes et des ambitions qui animent tous Nos fidèles sujets. Ce réajustement s'impose d'autant plus qu'il s'inscrit au cœur des réformes nationales essentielles que Nous conduisons, et qui consistent, au premier chef, à assurer la sécurité spirituelle de la nation et à préserver l'identité (religieuse) islamique du Maroc. Celle-ci se distingue, en effet, par l'obligation de se conformer aux prescriptions de la Sounna (Tradition Prophétique) et aux impératifs inhérents à l'esprit de collégialité et à la quête du juste milieu et des valeurs de modération et d'ouverture. Il est donc impératif, lorsqu'il s'agit de prêcher la bonne parole et d'appeler à la vénération de Dieu, d'user d'un discours empreint de sagesse et des autres préceptes que prône l'Islam généreux et tolérant.

L'ambition qui nous habite tous est de veiller à ce que le sursaut mobilisateur et édifiant de "Mithaq Al-Oulamae", traduise avec éloquence la singularité du renouveau religieux que connaît le Maroc sous l'impulsion de ses Oulémas, et illustre la pertinence et la sagesse du verset coranique qui dit en substance : "Celui qui sait que la Révélation que ton Seigneur a fait descendre sur toi est la Vérité, serait-il semblable à l'aveugle ? Seuls réfléchissent : ceux qui sont doués d'intelligence, ceux qui observent fidèlement le pacte de Dieu et ne violent pas Son alliance". Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaïkoum wa rahmatoullahi wa barakatuh".

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vendredi 26 septembre 2008

Le monde doit tenir tête au terrorisme, affirme M. Bush à l'ONU

Le monde doit tenir tête au terrorisme, affirme M. Bush à l'ONU

(Résumé des propos du président des États-Unis à l'Assemblée générale) (812)

Par David McKeeby
Rédacteur

Washington - La communauté internationale doit redoubler d'efforts contre le terrorisme en soutenant les démocraties naissantes, en réduisant la pauvreté et en continuant à progresser vers les objectifs de paix et de sécurité énoncés dans la Charte des Nations unies.

Dans un discours prononcé le 23 septembre lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, M. Bush a déclaré : « Au lieu d'adopter des résolutions déplorant les attaques terroristes qui ont lieu, nous devrions coopérer plus étroitement pour les prévenir. Au lieu de traiter toutes les formes de gouvernement comme tolérables, nous devrions faire obstacle aux conditions qui favorisent la tyrannie et le désespoir dont se nourrissent le terrorisme et l'extrémisme. »

Depuis 2001, lorsque les terroristes ont tué près de 3.000 ressortissants de plus de 90 pays non loin du siège des Nations unies, les États membres se sont unis pour échanger des renseignements, geler les avoirs des terroristes et mener des opérations collectives pour traduire ces derniers en justice, a dit M. Bush. Il a exhorté les pays à ne pas perdre leur objectif de vue au fur et à mesure qu'ils continuent de lutter contre le terrorisme.

« Nous devons prendre les terroristes pour ce qu'ils sont : des extrémistes impitoyables qui exploitent le désespoir, qui détournent les principes d'une grande religion et qui cherchent à imposer leur volonté au plus grand nombre possible de gens. »

Il a ensuite fait l'éloge du secrétaire général Ban Ki-moon et du Conseil de sécurité de l'ONU pour s'être opposés au terrorisme. Il a également félicité d'autres organisations internationales, notamment le G8, l'OTAN et l'Organisation de la conférence islamique, forte de 56 membres, qui a récemment déclaré que les attentats suicides étaient contraires aux enseignements de l'islam. « Le message contenu dans ces déclarations est clair : tout comme l'esclavage et la piraterie, le terrorisme n'a pas de place dans le monde moderne. »

En Afghanistan et en Irak, des gouvernements ont remplacé des régimes qui soutenaient les terroristes, pendant qu'une diplomatie intensive a convaincu la Libye d'abandonner ses liens passés avec le terrorisme, de renoncer à acquérir des armes nucléaires et de rejoindre la communauté des nations. « Certains régimes, notamment ceux de la Syrie et de l'Iran, continuent de parrainer le terrorisme, mais ils sont de moins en moins nombreux et sont de plus en plus isolés du reste du monde. »

M. Bush a ensuite promis que les États-Unis demeureraient engagés dans les efforts internationaux visant à lutter contre la pauvreté et la faim, à éliminer les maladies et à promouvoir l'éducation, toutes initiatives qui honorent les idéaux humanitaires les plus élevés de l'ONU tout en renforçant la stabilité. « Les extrémistes trouvent les terrains les plus fertiles dans les sociétés enfoncées dans le chaos et le désespoir, dans les endroits où les gens n'entrevoient aucune perspective de vie meilleure. »

Ces dernières années, de l'Afghanistan à l'Irak, en passant par la Géorgie, l'Ukraine, le Liban et le Kirghizstan, le monde a vu de nombreuses nations s'embarquer sur la voie de la démocratie, a dit M. Bush, appelant les pays membres de l'ONU à « défier la tyrannie avec la même vigueur » dont ils ont fait preuve contre le terrorisme.

« L'histoire montre que lorsque les citoyens peuvent choisir leurs dirigeants, ils sont moins susceptibles de se réfugier dans des idéologies extrémistes. Et lorsque les gouvernements respectent les droits de leur peuple, ils sont plus à même de respecter ceux de leurs voisins. »

Des interventions de sécurité mandatées par l'ONU en Afghanistan et en Irak aident ces deux pays à sortir de décennies de tyrannie, alors que des missions civiles autorisées par cette même organisation soutiennent la reconstruction, facilitent la livraison d'aide humanitaire et protègent les droits de l'homme.

M. Bush a ensuite évoqué ce que l'ONU pouvait faire pour aider le gouvernement irakien à préparer les prochaines élections. « Quels qu'aient été les désaccords entre nos pays au sujet de l'Irak, nous devrions tous accueillir favorablement ce progrès vers la stabilité et la paix, et nous devrions être unis dans notre soutien à la démocratie irakienne. »

Il a également exhorté les pays membres de l'ONU à s'unir pour soutenir la Géorgie. « La Charte des Nations unies considère que tous les États, petits et grands, ont les mêmes droits. L'invasion de la Géorgie par la Russie est une violation de ce principe. Les jeunes démocraties du monde nous observent pour voir comment nous réagissons à ce défi. »

M. Bush a également attiré l'attention sur les réformes institutionnelles que devra opérer l'ONU afin de relever d'autres défis. Il a notamment appelé à la révision du Conseil des droits de l'homme et réclamé une action plus ferme du Conseil de sécurité au nom des peuples de la Birmanie et de la province du Darfour au Soudan.

« Les Nations unies et d'autres organisations multilatérales sont plus nécessaires que jamais. Pour réussir, nous devons être concentrés, résolus et efficaces. »

http://www.america.gov/fr

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mardi 23 septembre 2008

Le discours de Mme Rice sur les relations américano-russes

Le discours de Mme Rice sur les relations américano-russes

Au German Marshall Fund, la secrétaire d'État préconise la fermeté à l'égard de la politique agressive de la Russie.

Condoleezza Rice

Mme Condoleezza Rice s'adresse au German Marshall Fund le 18 septembre 2008.

On trouvera ci-après le texte (tel qu'il a été préparé à l'avance) du discours prononcé par la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, au German Marshall Fund de Washington, le 18 septembre 2008.

(Début de la transcription)

Je vous remercie, Craig Kennedy, pour votre aimable présentation.

Je remercie également tout le monde au German Marshall Fund pour m'avoir invité à prendre la parole ici aujourd'hui. Le German Marshall Fund est un organisme indispensable, en particulier pour notre alliance transatlantique, mais aussi de plus en plus pour nos partenariats en dehors de l'Europe.

Vous encouragez l'unité de pensée, l'unité de but et l'unité d'action dont les États-Unis ont besoin plus que jamais dans le monde actuel. Vous avez eu une influence incommensurable en nous aidant à renforcer les liens de notre pays avec l'Europe ces dernières années. Pour tout cela, je tiens à vous dire merci.

C'est la première fois que je prononce un discours au German Marshall Fund en qualité de secrétaire d'État, et je me risque à dire que ce sera aussi la dernière. Je vous remercie de vous rendre compte que je ne cherche pas les applaudissements en disant cela.

Je suis venue ici pour vous parler aujourd'hui d'un sujet qui a occupé tous les esprits récemment, à savoir la Russie.

La plupart d'entre nous sont au courant des événements du mois écoulé. Les causes de ce conflit, en particulier le différend entre la Géorgie et ses régions séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, sont complexes. Elles remontent à l'effondrement de l'Union soviétique. Les États-Unis et leurs alliés ont tenté à de multiples reprises d'aider les parties à régler ce différend par la voie diplomatique. En fait, c'était en partie pour cette raison que je me suis rendue en Géorgie le mois avant le conflit, tout comme le ministre allemand des affaires étrangères, M. Steinmeier, entre autres.

Le conflit en Géorgie a des racines profondes. Toutes les parties ont fait des erreurs et des mauvais calculs. Toutefois, les faits principaux sont clairs :

Le 7 août, après de multiples violations du cessez-le-feu en Ossétie du Sud, notamment le bombardement par obus de villages géorgiens, le gouvernement géorgien a lancé une grande opération militaire à Tskhinvali et dans d'autres zones de cette région séparatiste. Malheureusement, plusieurs soldats russes chargés du maintien de la paix ont été tués à cette occasion.

Ces événements étaient préoccupants. Toutefois, la situation s'est détériorée davantage lors que les dirigeants de la Russie ont violé la souveraineté de la Géorgie et son intégrité territoriale en lançant une invasion de grande ampleur de l'autre côté d'une frontière reconnue internationalement. Des milliers de civils innocents ont dû quitter leurs foyers. Les dirigeants de la Russie ont établi une occupation militaire qui s'est étendue profondément dans le territoire géorgien. Ils ont ensuite violé l'accord de cessez-le-feu négocié par le président de la République française, M. Sarkozy.

Les autres mesures prises par la Russie pendant cette crise sont aussi profondément déconcertantes : ses accusations alarmistes de « génocide » commis par les forces géorgiennes… ses déclarations sans fondement au sujet de l'action des États-Unis pendant le conflit… ses tentatives de démembrer un État souverain en reconnaissant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud…ses déclarations au sujet de ses « intérêts privilégiés » dans la manière dont elle traite les États voisins qui sont indépendants… enfin son refus de permettre à des observateurs de la communauté internationale et à des ONG d'avoir accès à l'Abkhazie et à l'Ossétie du Sud, malgré les actes de violence et de rétribution que commettent les milices à l'encontre de Géorgiens innocents.

Ce qui est plus inquiétant au sujet de l'action de la Russie, c'est qu'elle s'inscrit dans le cadre d'un comportement qui ne cesse de s'aggraver depuis plusieurs années.

Je veux parler entre autres de l'intimidation par la Russie de ses voisins qui sont des États souverains… de son emploi du pétrole et du gaz naturel comme arme politique… de sa suspension unilatérale du traité sur les forces armées classiques en Europe… de sa menace de viser des États en paix au moyen d'armes nucléaires… de ses ventes d'armes à des États et à des groupements qui menacent la sécurité internationale… et de sa persécution, voire pire, de journalistes russes, de dissidents et d'autres personnes.

Il ressort de cette forme de comportement l'image d'une Russie qui est de plus en plus autoritaire sur son territoire et de plus en plus agressive à l'étranger.

Ce comportement n'est ni passé inaperçu ni resté incontesté. Nous avons abordé cette question dans le cadre de nos efforts visant à établir des relations constructives avec la Russie. Toutefois, l'attaque contre la Géorgie a cristallisé la voie que les dirigeants de la Russie sont en train de prendre et nous a menés à un moment critique pour la Russie et pour le reste du monde.

Un moment critique, mais non déterministe.

Les dirigeants de la Russie font actuellement des choix regrettables, mais ils peuvent faire des choix différents. L'avenir de la Russie est entre ses mains. Toutefois, ses choix seront influencés en partie par l'action des États-Unis, de leurs amis et de leurs alliés, tant par les stimulants que nous offrons que par les pressions que nous appliquons.

On a beaucoup parlé récemment de la manière dont nous sommes arrivés à ce stade. Certains ont tenté d'attribuer la responsabilité du comportement récent de la Russie à d'autres pays, alors qu'on ne peut pas blâmer des États voisins comme la Géorgie pour ce que la Russie a fait.

Bien sûr, les dirigeants de la Géorgie auraient dû mieux réagir face aux événements du mois écoulé en Ossétie du Sud, et il n'est avantageux pour personne de prétendre le contraire. Nous avons averti nos amis géorgiens que la Russie leur tendait un piège et que tomber dans ce piège ferait le jeu de Moscou.

Néanmoins, les dirigeants de la Russie se sont servis de ce prétexte pour lancer ce qui, d'après toutes les apparences, a été une invasion préméditée d'un État voisin indépendant. En fait, ils ont préparé le terrain pour ce scénario il y a des mois, en délivrant des passeports russes à des séparatistes géorgiens, en entraînant leurs milices et en les armant, puis en justifiant comme un acte de légitime défense leur campagne par-delà la frontière géorgienne.

On ne peut pas non plus attribuer le comportement de la Russie à l'élargissement de l'OTAN. Depuis la fin de la guerre froide, nos alliés et nous avons œuvré de concert pour transformer l'OTAN, afin qu'elle devienne, au lieu d'une alliance qui a défendu les remparts d'une Europe divisée, un moyen de favoriser la croissance d'une Europe unie, libre et en paix et de faire face aux dangers, tels que le terrorisme, qui menacent aussi la Russie.

Nous avons ouvert l'OTAN à tout État souverain et démocratique en Europe qui remplit les conditions nécessaires pour y adhérer. Nous avons soutenu le droit de tous les pays qui ont renoncé au communisme de choisir la voie de développement qu'ils poursuivent et les institutions auxquelles ils souhaitent adhérer.

Cet effort d'importance historique a réussi. Près de la moitié de nos alliés au sein de l'OTAN sont d'anciennes nations captives. La promesse de leur adhésion constitue un stimulant pour ces États de mettre en place des institutions démocratiques, de réformer leur économie et de régler leurs anciens différends, comme des États tels que la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et la Lituanie l'ont déjà fait.

Fait tout aussi important, l'OTAN n'a cessé d'inciter la Russie à participer à ses tentatives de construction d'une Europe pacifique et prospère. La Russie a siégé à presque chaque sommet de l'OTAN depuis 2002. Alors prétendre que cette alliance est dirigée contre la Russie est simplement ignorer l'histoire. En fait, nous sommes toujours partis du principe - qui n'a pas changé - que les besoins légitimes de la Russie en matière de sécurité étaient mieux servis par la présence d'États pacifiques, prospères et démocratiques à ses frontières que par celle d'États faibles, divisés et pauvres.

De même, il est tout simplement impossible d'attribuer le comportement de la Russie aux États-Unis - les accusant d'être trop fermes, ou pas assez, avec la Russie (...) ou encore d'être trop peu soucieux de ses intérêts ou trop naïfs au sujet de ses dirigeants.

Depuis la fin de la guerre froide - qui a duré pendant trois gouvernements, démocrates et républicains - les États-Unis ont cherché à encourager la naissance d'une Russie puissante, prospère et responsable. Nous l'avons traitée non comme une ennemie vaincue, mais comme une nouvelle partenaire. Nous avons soutenu - politiquement et financièrement - la transition de la Russie vers une économie moderne reposant sur le libre-échange, et vers une société libre et pacifique. Et nous l'avons respectée en tant que grande puissance avec laquelle il fallait œuvrer au règlement des dossiers mondiaux qui nous concernaient tous les deux.

Lorsque nos intérêts ont divergé, nous avons consulté les dirigeants russes. Nous avons cherché un terrain d'entente. Et nous nous sommes efforcés, du mieux possible, de tenir compte des intérêts et des idées de la Russie. C'est ainsi que nous avons abordé des sujets contentieux, de l'Iran au Kosovo, en passant par la défense antimissile. De plus, je me suis rendue plusieurs fois en Russie, les deux dernières fois en compagnie du ministre de la défense Robert Gates, afin de promouvoir la coopération.

Or, les dirigeants russes ont commencé, de plus en plus, à ne plus agir tout à fait dans le même esprit. Et leurs récentes actions poussent certains à se demander si nous ne sommes pas retombés dans une guerre froide. Non, ce n'est pas le cas. Mais cela soulève tout de même la question suivante : d'où vient cette nouvelle Russie ? Comment la Russie des années 90 est-elle devenue la Russie d'aujourd'hui ?

Après tout, les années 90 ont été pour la Russie une période de réel espoir et pleine de promesse. L'État totalitaire était démantelé. La plupart des Russes voyaient leurs libertés s'étendre considérablement au niveau de ce qu'ils pouvaient lire ou dire, acheter ou vendre, et des associations qu'ils pouvaient créer. Les nouveaux dirigeants arrivés au pouvoir cherchaient à orienter la Russie vers la liberté politique et économique sur le plan intérieur, et vers l'intégration à l'économie mondiale et la tenue d'un rôle international responsable.

Tout cela est vrai. Mais de nombreux Russes ont des souvenirs différents. Ils se souviennent de la dernière décennie comme d'une époque de débordements et d'anarchie, d'incertitude économique et de chaos social. Une époque où les criminels, les gangsters et les barons de la pègre pillaient l'État russe et exploitaient les éléments les plus faibles de la société russe. Une époque durant laquelle de nombreux Russes - et pas seulement les élites et les anciens apparatchiks, mais de simples citoyens - éprouvaient un sentiment de déshonneur et de bouleversement que nous autres Occidentaux n'avons pas complètement mesuré.

Je me souviens de cette Russie, parce que je l'ai vue de mes propres yeux.

Je me souviens de ces vieilles femmes qui vendaient les maigres possessions de toute une vie le long du vieil Arbat - des assiettes, des tasses ébréchées, n'importe quoi pour survivre.

Je me souviens des soldats russes qui rentraient d'Europe de l'Est et qui devaient vivre dans des tentes parce que l'État russe était tout simplement trop faible et trop pauvre pour les loger convenablement.

Je me souviens de mes discussions avec mes amis russes - des gens tolérants, ouverts et progressistes - qui ont éprouvé un sentiment aigu de honte durant cette décennie. Non pas à cause de la disparition de l'Union soviétique, mais parce qu'ils ne reconnaissaient plus leur propre pays : le théâtre du Bolchoï s'effondrait... les retraités n'arrivaient plus à payer leurs factures...en 1992, l'équipe olympique russe défilait sous un drapeau que personne n'avait jamais vu, et recevait des médailles d'or au son d'un hymne national que personne n'avait jamais entendu. Il régnait un sentiment humiliant que tout ce qui était russe n'était plus désormais bon à rien.

Cela n'excuse pas le comportement de la Russie, mais aide à en comprendre le contexte. Cela contribue à expliquer pourquoi de nombreux simples citoyens russes ont éprouvé du soulagement et de la fierté lorsque de nouveaux dirigeants sont apparus à la fin de la dernière décennie, des dirigeants qui cherchaient à reconstituer l'État russe et à réaffirmer sa puissance à l'étranger. Une autorité imparfaite était considérée, cela se comprend, comme préférable à l'absence d'autorité.

Ce qui est devenu évident, c'est que l'objectif légitime de reconstruction de la Russie a pris un tournant sinistre - avec le recul des libertés individuelles... l'application arbitraire de la loi... la corruption généralisée à divers niveaux de la société russe... et l'impulsion paranoïaque et agressive, qui s'est déjà manifestée dans l'histoire de la Russie, de considérer la montée de la démocratie dans ses pays voisins - récemment lors des révolutions dites « de couleur » en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizstan - non pas comme une source de sécurité accrue, mais comme une menace pesant sur ses intérêts.

Mais quelle que soit la voie qu'elle empruntera, la Russie d'aujourd'hui n'est pas l'Union soviétique - ni par la taille de son territoire, ni par la portée de sa puissance, ni par l'ambition de ses objectifs, ni par la nature de son régime. Les dirigeants de la Russie d'aujourd'hui n'ont aucune prétention à l'universalisme idéologique, aucune solution de substitution au capitalisme démocratique, ni aucune capacité de créer un système parallèle d'États clients et d'institutions rivales. La base de la puissance soviétique a disparu.

Malgré l'autoritarisme de leurs dirigeants, les Russes jouissent aujourd'hui d'une plus grande prospérité, de plus nombreuses possibilités et, d'une certaine manière, d'une plus grande liberté qu'à l'époque tsariste ou soviétique. Les Russes réclament de plus en plus les fruits de leur participation à l'économie mondiale - des emplois et des technologies, des voyages à l'étranger, des produits de luxe et des prêts hypothécaires à long terme.

Étant donné leur prospérité croissante et la multiplication des chances qui s'ouvrent à eux, je ne peux pas imaginer que la plupart des Russes souhaitent retourner à une époque, comme à l'ère soviétique, où leur pays se tenait fièrement isolé des marchés et des institutions occidentales.

C'est donc là que réside la tragédie sous-jacente des choix que sont en train de faire les dirigeants russes. Il ne s'agit pas seulement de la douleur qu'ils infligent aux autres, mais des coûts débilitants qu'ils imposent à la Russie elle-même - la façon dont ils sapent la crédibilité internationale que les entreprises russes ont œuvré avec tant d'acharnement à établir... et la façon dont ils risquent le progrès réel et futur du peuple russe, qui a pourtant parcouru tant de chemin depuis la fin du communisme. 

Et tout cela pourquoi ? L'attaque de la Russie contre la Géorgie n'a fait que prouver ce que l'on savait déjà - à savoir que la Russie peut utiliser sa supériorité militaire écrasante pour punir un petit voisin. Mais la Géorgie a survécu. Sa démocratie perdurera. Son économie sera reconstruite. Son indépendance sera renforcée. Son armée sera, à terme, reconstituée. Et nous attendons le jour où l'intégrité territoriale de la Géorgie sera restaurée pacifiquement.

L'invasion de la Géorgie par la Russie n'a permis d'atteindre, et ne permettra d'atteindre, aucun objectif stratégique. Les dirigeants russes n'atteindront pas l'objectif principal de leur opération militaire, à savoir déposer le gouvernement de Géorgie. Notre objectif stratégique est désormais de faire comprendre clairement aux dirigeants russes que leurs décisions mettent irrémédiablement la Russie sur la voie de l'isolement, et de la disparition de son influence sur la scène internationale.

Pour atteindre ce résultat, les pays conscients de leurs responsabilités, notamment les États-Unis et leurs alliés européens, devront faire preuve de détermination et d'unité. Nous ne pouvons pas nous permettre de valider l'idée préconçue que certains dirigeants russes semblent se faire, à savoir que nous serions prêts à céder, oublier et finir par accepter la situation lorsque des nations libres sont soumises à une pression suffisante, accompagnée d'intimidation, de menaces et d'actes d'agression.

Les États-Unis et l'Europe doivent se dresser contre les comportements de cette nature et ceux qui s'en font les champions. Il est de l'intérêt des États-Unis et de l'Europe, et de l'intérêt du peuple russe, qui mérite de meilleures relations avec le reste du monde, que nous ne permettions pas à l'agression de la Russie de porter ses fruits. Ni en Géorgie, ni nulle part ailleurs.

Les États-Unis et leurs alliés européens ne font donc qu'un dans leur soutien à la Géorgie. Il convient de rendre hommage tout particulièrement au président Sarkozy pour le leadership dont il a fait preuve à cet égard. L'alliance transatlantique est unie. C'est ainsi que M. Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN, s'est rendu cette semaine à Tbilissi à la tête d'une délégation composée des 26 ambassadeurs de notre alliance, afin de manifester notre soutien sans faille à nos amis géorgiens. La porte d'un avenir euro-atlantique reste grande ouverte à la Géorgie, et notre alliance continuera à œuvrer dans le cadre de la nouvelle commission OTAN-Géorgie afin que cet avenir devienne réalité.

Les États-Unis et leurs alliés européens vont également continuer à mener l'effort international visant à aider la Géorgie à reconstruire ; cet effort s'est d'ailleurs déjà traduit par des avancées remarquables. Les États-Unis ont présenté un programme de soutien économique à la Géorgie d'un montant de 1 milliard de dollars. L'Union européenne a promis 500 millions d'euros. Et elle se prépare à déployer une importante mission d'observateurs et de vérificateurs civils en Géorgie.

Par ailleurs, avec un appui à la fois américain et européen, les ministres des affaires étrangères du G-7 ont condamné les actes de la Russie et se sont engagés à soutenir la reconstruction de la Géorgie. La Banque asiatique de développement s'est engagée à accorder un prêt de 40 millions de dollars à ce pays. Le FMI a approuvé une facilité de crédit de 750 millions de dollars. Et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe fait des plans pour y renforcer la présence des observateurs, bien que Moscou bloque toujours cette initiative.

Inversement, la Russie n'a trouvé qu'un support minimal pour ses actions : des félicitations de Daniel Ortega et du Hamas ne sont pas vraiment un critère de triomphe diplomatique…

Dans le même temps, les États-Unis et l'Europe continuent à soutenir, sans équivoque, l'indépendance et l'intégrité territoriale des voisins de la Russie. Nous nous opposerons à toute tentative russe d'enfermer des nations souveraines et des peuples libres dans une « sphère d'influence » archaïque.

Les États-Unis et l'Europe renforcent leurs liens avec les voisins de la Russie. Nous travaillons au sein d'un groupe élargi, y compris avec nos amis finlandais et suédois, qui ont été des partenaires précieux durant la crise récente. Nous apportons notre soutien à des initiatives constructives, telles que la politique « Grand Nord » de la Norvège. Nous œuvrons afin de résoudre d'autres conflits régionaux, par exemple au Nagorny-Karabakh. Et nous ne permettrons pas à la Russie de mettre un véto à l'avenir de la communauté euro-atlantique, ni en ce qui concerne le choix des États auxquels nous proposons de devenir membres, ni sur la décision de ces États d'accepter nos propositions. Nous avons précisé ce point de manière claire à nos amis ukrainiens.

Les États-Unis et l'Europe approfondissent leur coopération dans le domaine du développement de l'indépendance énergétique, en travaillant avec l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et les pays de la Caspienne. Nous allons renforcer le système ouvert mondial d'approvisionnement en énergie, et nous le protégerons contre les pratiques outrancières. Il ne saurait y avoir un jeu de règles pour le complexe énergo-industriel russe et un jeu de règles pour tous les autres.

Enfin, les États-Unis et l'Europe, et leurs nombreux alliés et amis dans le monde entier, ne permettront pas aux dirigeants russes de jouer sur les deux tableaux, en tirant parti des normes, des marchés et des institutions internationales alors même qu'ils en menacent les fondations. Il n'y a pas de troisième voie. Le monde ne peut laisser agir côte à côte une Russie du XIXe siècle et une Russie du XXIe siècle.

Afin d'atteindre son plein potentiel, la Russie doit s'intégrer pleinement dans l'ordre politique et économique mondial. Or la Russie fait aujourd'hui le grand écart, avec un pied dans le système et l'autre à l'extérieur. Les dirigeants russes doivent faire face à une dure réalité s'ils souhaitent que leur pays soit plus qu'un simple fournisseur d'énergie : le succès de la Russie dépend du reste du monde, et la Russie ne peut rien changer à cela.

Déjà, les dirigeants russes ont un aperçu de ce que pourrait être l'avenir s'ils maintiennent leur comportement d'agression. À la différence de la Géorgie, la Russie vient de voir sa position sur la scène internationale atteindre son point le plus bas depuis 1991. Et le coût de cet isolement, dû aux seules actions de la Russie, est élevé.

La coopération nucléaire civile entre la Russie et les États-Unis est désormais à l'arrêt. Les dirigeants russes portent tort à l'économie de leur nation. La demande d'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce est désormais remise en question. Il en est de même de son désir d'adhésion à l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Mais la retombée la plus grave pour Moscou est sans doute que son comportement pose fondamentalement la question de savoir quelle est la personne dont la vision de l'avenir de la Russie guide réellement le pays. Il n'y a pas si longtemps, le nouveau président russe avait présenté pour son pays une vision positive et tournée vers l'avenir.

Cette vision tenait compte des points faibles de la Russie : le déclin de sa population et ses difficultés poignantes dans le domaine de la santé, son incapacité à développer une économie de haute technologie et bien diversifiée, comparable aux économies des nations situées à l'ouest de la Russie mais aussi, de plus en plus fréquemment, à l'est également, et enfin la disparité croissante entre la qualité de la vie des habitants de Moscou, de Saint-Pétersbourg et de quelques autres grandes villes, et celle des habitants des campagnes.

C'était une vision qui appelait au renforcement de l'État de droit, à l'élimination de la corruption, à l'investissement dans les forces vives de la nation, à la création de possibilités de progrès non pas seulement au profit d'une élite restreinte, mais au profit de l'ensemble du peuple russe, appelé à partager cette prospérité croissante.

C'était une vision qui reposait sur ce que le président Medvedev appelait les « quatre I » : Investissement, Innovation, réforme des Institutions, et amélioration de l'Infrastructure, dans une perspective de développement de l'économie russe.

Et c'était une vision qui reconnaissait que la Russie ne pouvait se permettre de développer des relations avec le monde fondées sur l'antagonisme et l'ostracisme.

Cela est particulièrement vrai dans le monde d'aujourd'hui, de moins en moins organisé selon des principes de polarité, qu'il s'agisse d'un univers multipolaire, unipolaire ou, encore moins, bipolaire. Dans le monde d'aujourd'hui, il est impératif que les nations développent un réseau de liens solides et uniques, avec de nombreux États influents.

Le contexte est donc très différent de celui qui prévalait durant la plus grande partie du siècle dernier, lorsque la politique étrangère des États-Unis était l'otage de nos relations avec la Russie. Nous devions tout examiner à travers ce prisme, y compris nos relations avec les pays tiers. Nous étions enfermés dans un conflit idéologique à somme nulle avec l'Union soviétique. Chaque pays devait choisir son camp, ce qui réduisait nos choix de manière drastique.

Fort heureusement, cette époque est révolue, et elle ne reviendra pas. Les États-Unis sont donc désormais libres de mettre en œuvre une politique étrangère plus multidimensionnelle. Et c'est ce que nous faisons.

Nous élaborons des programmes tournés vers l'avenir avec des démocraties qui partagent avec nous une culture multiethnique, comme c'est le cas du Brésil et de l'Inde, et avec des puissances émergentes telles que la Chine et le Vietnam, sans avoir à nous inquiéter des rivalités de la guerre froide.

Nous transformons nos alliances en Asie, avec le Japon et la Corée du Sud, l'Australie et les Philippines ; nous transformons ces plateformes de défense réciproque en catalyseurs du développement de la sécurité régionale, du commerce et du soutien aux libertés, en construisant une région Asie-Pacifique dynamique.

Nous avons entrepris la reconstruction de nos relations avec des pays tels que la Lybie, dont les dirigeants ont fait le choix responsable de rejoindre la communauté internationale.

À travers l'Afrique, nous renforçons avec de nombreuses nations nos partenariats enracinés dans des valeurs partagées, et nous apportons notre soutien aux nouvelles initiatives africaines pour la réussite au XXIe siècle : bonne gouvernance, investissement dans la population, lutte contre la maladie et la corruption, développement grâce à la liberté économique.

Au grand Moyen-Orient, nous remettons en cause la politique que nous poursuivions depuis soixante ans, au cours desquels les nécessités de la guerre froide ont amené les gouvernements américains successifs à préserver la stabilité au prix de la liberté, pour finir pas n'obtenir ni l'une, ni l'autre.

Et nous préparons avec optimisme l'avenir avec nos amis et alliés des Amériques, dont nous nous étions parfois beaucoup trop éloignés durant la guerre froide. Nous mettons en œuvre avec eux une vison commune du continent, fondée sur la démocratie, le développement, la sécurité des personnes et la justice sociale.

Les étalages anachroniques de force militaire de la part de la Russie ne renverseront pas le cours de l'histoire. La Russie est libre de déterminer la nature de ses relations avec les nations souveraines. Et celles-ci sont libres de déterminer la nature de leurs relations avec la Russie, y compris sur le continent américain.

Mais nous avons confiance dans le fait que nos relations avec nos voisins d'Amérique latine, qui souhaitent un meilleur système éducatif, un meilleur système de santé, de meilleurs emplois et de meilleurs logements, ne souffriront pas du fait que quelques bombardiers Blackjack vieillissants rendent visite dans la région à l'une des rares autocraties qui y subsistent, à la traîne d'un continent de plus en plus pacifique, prospère et démocratique.

Notre monde offre aujourd'hui une multitude d'occasions historiques de progrès, menacées toutefois par de multiples défis, du terrorisme à la prolifération nucléaire, et du changement climatique à la hausse des prix des matières premières. Il est de l'intérêt des États-Unis de construire des partenariats pour résoudre ces défis, qui ne sont pas les seuls. C'est également de l'intérêt de la Russie.

            Il est de l'intérêt commun des États-Unis et de la Russie de lutter contre le terrorisme et les extrémismes violents. Il est également de l'intérêt commun des États-Unis et de la Russie de voir la péninsule coréenne dénucléarisée, et d'empêcher les forces au pouvoir en Iran d'acquérir les armes les plus destructrices que le monde connaisse. La sécurité du Moyen-Orient, et la paix entre les Israéliens et les Palestiniens, est également de l'intérêt commun des États-Unis et de la Russie. Enfin, il est de l'intérêt commun des deux pays d'éviter que le Conseil de sécurité ne redevienne une institution bloquée, comme ce fut le cas durant la guerre froide.

Les États-Unis et la Russie partageaient ces divers intérêts, et bien d'autres encore, le 7 août. Et nous les partageons toujours en ce 18 septembre. La déclaration de Sochi, signée il y a quelques mois par le président Bush et M. Poutine, alors président de la Fédération de Russie, a créé un cadre stratégique permettant aux États-Unis et à la Russie de progresser dans les nombreux domaines où les deux nations partagent des intérêts.

Nous continuerons d'avancer, par nécessité, dans les domaines d'intérêt commun avec la Russie. Mais il serait fort dommage que notre relation n'aille pas au-delà : les meilleures relations lient les États qui partagent non seulement des intérêts, mais également des objectifs, des aspirations et, on ne saurait trop le répéter, des valeurs.

Quelles que soient les différences entre nos politiques, nous ne les laisserons pas faire obstacle à l'approfondissement des relations entre nos deux sociétés.

Nous continuerons donc à accueillir les russes, étudiants et enseignants, juges, journalistes, responsables syndicaux ou réformateurs démocratiques qui souhaitent visiter les États-Unis. Nous continuerons à soutenir le combat de la Russie contre le VIH-SIDA et la tuberculose. Et nous continuerons à apporter notre soutien à tous les Russes qui aspirent à un avenir de liberté pour leur remarquable nation.

J'espère sincèrement que le prochain président et le prochain secrétaire d'État des États-Unis se rendront en Russie, prendront le temps de parler avec des membres de la société civile russe, et accorderont des interviews aux médias russes indépendants, diminués mais toujours présents.

Les États-Unis et nos amis et alliés, en Europe mais également sur le continent américain, et en Asie, et en Afrique, et au Moyen-Orient, ont confiance dans notre vision du monde pour ce siècle encore jeune : une vision où la puissance n'est pas définie par les sphères d'influence, ou par une concurrence à somme nulle, ou par la capacité d'imposer sa volonté aux plus faibles, mais par une concurrence ouverte sur des marchés mondialisés, le commerce et le développement, l'indépendance des nations, le respect des droits de l'homme, la gouvernance dans le respect de la loi, et la défense de la liberté.

Cette vision du monde ne signifie pas qu'il n'y aura pas de difficultés, de revers ou même de crises importantes, comme nous l'avons vu récemment. Mais c'est ce monde ouvert et interdépendant, plus que tout autre au cours de l'histoire, qui offre à tous les êtres humains une meilleure chance de vivre dans la paix, la prospérité et la dignité.

Il reste à voir si les dirigeants russes sauront surmonter leur nostalgie d'une époque révolue et orienter leur action sur les sources du pouvoir, et d'exercice du pouvoir, au XXIe siècle. Cette décision appartient à la Russie, et à elle seule. Nous espérons que les dirigeants russes feront le choix responsable, dans l'intérêt de leur peuple et dans l'intérêt du monde.

(Fin de la transcription)

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lundi 8 septembre 2008

Les relations entre les É.-U. et la Libye entrent dans une nouvelle phase

Les relations entre les É.-U. et la Libye entrent dans une nouvelle phase

Mme Rice va bientôt se rendre dans ce pays, ainsi qu'au Portugal et au Maghreb.

MM. Welch et al-Fatouri

L'Ambassadeur Welch (à gauche) et M. Ahmed al-Fatouri ont signé un accord le 14 août.

Washington - Le déplacement que va effectuer Mme Rice en Libye signifie que les relations entre les États-Unis et ce pays sont entrées dans une nouvelle phase.

« La normalisation des relations entre nos deux pays permet l'expansion de la coopération bilatérale dans de nombreux domaines, notamment l'éducation, la culture, le commerce, les sciences et techniques, la sécurité et les droits de l'homme », a déclaré le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, lors d'une conférence de presse tenue le 2 septembre.

Durant cette tournée qui durera du 4 au 7 septembre, Mme Rice se rendra également, après la Libye, au Portugal, en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Ce sera la première visite d'un secrétaire d'État américain en Libye depuis celle qu'avait effectuée John Foster Dulles en 1953.

« Cela montre que nos relations sont en pleine évolution. Nous sommes en train d'établir la confiance en nous appuyant sur des domaines d'intérêt mutuel », a déclaré M. McCormack. « C'est également une étape importante du succès de la politique de non-prolifération de ce gouvernement. »

Les relations se sont en effet considérablement améliorées en 2003, lorsque la Libye a accepté la responsabilité de l'attentat terroriste de Lockerbie et annoncé qu'elle mettait fin à ses programmes d'armement nucléaire, chimique et biologique. Les États-Unis ont annulé nombre des sanctions qu'ils avaient adoptées contre la Libye et l'ont rayée de leur liste des États parrains du terrorisme.

Les relations bilatérales ont connu un nouvel élan le 14 août dernier, lorsque les États-Unis et la Libye ont signé un accord de règlement des plaintes en cours. Cet accord couvre les victimes de l'attentat de 1986 contre une discothèque de Berlin qui avait fait trois morts et 229 blessés, et l'attentat perpétré contre le vol 103 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie (Écosse), qui avait fait 270 victimes. L'accord prévoit également le versement de dommages aux 40 Libyens tués en 1986 lorsque des avions de l'armée américaine ont bombardé Tripoli et Benghazi.

« La conclusion de cet accord a également été facilitée par l'action du Congrès des États-Unis, qui a adopté une nouvelle loi (Libyan Claims Resolution Act, Loi sur le règlement des requêtes libyennes), que le président Bush a promulguée le 4 août », a déclaré M. David Welch, secrétaire d'État adjoint aux affaires proche-orientales.

Mme Rice devrait s'entretenir avec le dirigeant libyen, M. Mouammar Kadhafi, à Tripoli, a précisé M. McCormack. Ils aborderont divers dossiers bilatéraux, dont les droits de l'homme.

Durant les entretiens qu'elle aura au Portugal, en Algérie, en Tunisie et au Maroc, Mme Rice abordera des questions bilatérales et régionales, notamment la liberté dans la région, l'élaboration d'institutions démocratiques, le conflit israélo-palestinien, la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et les efforts de soutien aux réformes démocratiques et économiques.

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lundi 1 septembre 2008

L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud font partie du territoire géorgien, affirment les États-Unis

L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud font partie du territoire géorgien, affirment les États-Unis

Les É.-U. rejettent la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de ces deux régions séparatistes.

Des soldats russe dans un char d'assaut

Des soldats russes en route pour la région de l'Ossétie du Sud.

Washington - La décision par la Russie de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux régions séparatistes de la Géorgie, est une violation « regrettable » des efforts internationaux d'établissement de la paix que le gouvernement russe a autrefois lui-même contribué à façonner, a affirmé la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, ajoutant sa note au concert des voix qui, dans le monde entier, se sont élevées contre cette dernière démarche de Moscou dans la crise géorgienne.

« L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud sont à l'intérieur des frontières internationalement reconnues de la Géorgie et vont y rester », a déclaré Mme Rice, le 26 août, alors qu'elle se trouvait en Cisjordanie. « Toute tentative d'obtenir une reconnaissance internationale quelconque de ces territoires au sein du Conseil de sécurité sera tuée dans l'œuf. »

Un peu plus tôt dans la journée, en effet, le président russe, M. Dmitri Medvedev, avait publié une déclaration sur la reconnaissance officielle de ces deux régions soutenues par Moscou, malgré les exhortations de responsables américains et européens qui considèrent qu'une telle démarche constitue une violation des résolutions de l'ONU relatives au maintien de l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Le président Bush a accusé la Russie d'irresponsabilité. « L'intégrité territoriale et les frontières de la Géorgie doivent être respectées, tout comme celles de la Russie et de n'importe quel autre pays. »

Dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu en six points négocié par l'intermédiaire de l'Union européenne, la Russie a accepté de participer à des pourparlers internationaux sur l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, un processus diplomatique visant à démêler la complexe situation de sécurité et à surmonter les obstacles à la stabilité dans ces deux régions. La décision unilatérale de la Russie remet ce processus en question, a dit M. Bush. « L'action de la Russie ne fait qu'exacerber les tensions et compliquer les négociations », a-t-il affirmé.

« L'accord en six points offrait un moyen pacifique de régler le conflit. Nous attendons de la Russie qu'elle respecte ses engagements internationaux, reconsidère sa décision irresponsable et suive les mécanismes énoncés dans l'accord en six points. »

Dans le droit international, le principe de l'intégrité territoriale est absolument prioritaire lorsque les pays tentent de résoudre des conflits séparatistes, a expliqué le sous-secrétaire d'État adjoint Matt Bryza lors d'une récente conférence de presse. C'est sur cette base que les nations peuvent négocier pacifiquement des compromis, et la Russie a perturbé ce processus.

M. Bryza a tenu ces propos alors que la Russie essuyait déjà de nombreuses critiques de la communauté internationale pour son refus de respecter sa promesse de replier ses forces sur les positions qu'elles occupaient avant le conflit.

La majorité des soldats russes ont bien quitté la Géorgie le 22 août, mais des centaines d'autre restent stationnés à des postes de contrôle déclarés comme « zones de sécurité » à l'intérieur et autour des régions contestées ainsi que près des routes, des ports et autres sites stratégiques.

Le président français Nicolas Sarkozy a réclamé une réunion d'urgence de l'Union européenne le 1er septembre afin de discuter de la crise géorgienne. Et à la lumière de la déclaration de M. Medvedev, cette réunion portera vraisemblablement sur les futures relations de l'Union avec la Russie, a déclaré le ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner.

Son homologue finlandais, Alexander Stubb, qui préside l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et a coopéré avec lui pour négocier la trêve entre la Géorgie et la Russie, a également critiqué la décision de M. Medvedev. « La reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie est une violation des principes fondamentaux de l'OSCE. »

Et le secrétaire général de l'OTAN, M. Jaap de Hoop Scheffer, de renchérir : « L'action de Moscou est une violation directe de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU concernant l'intégrité territoriale de la Géorgie, résolution que la Russie elle-même a avalisées. Cela remet en question l'engagement de la Russie vis-à-vis de la paix et de la sécurité dans le Caucase. »

Parmi les autres dirigeants ayant rejeté la décision de Moscou on peut citer le ministre britannique des affaires étrangères, M. David Miliband, qui l'a qualifiée « d'injustifiable et d'inacceptable » ; son homologue italien Franco Frattini, qui a déclaré que les actions de la Russie sortaient « du cadre de la légalité internationale » ; et le ministre suédois des affaires étrangères, M. Carl Bildt, qui a prévenu la Russie qu'elle « jouait avec le feu » au Caucase.

« C'est une violation du principe de l'intégrité territoriale, qui est l'un des principes fondamentaux du droit international. Elle est donc absolument inacceptable », a déclaré la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, durant une visite en Estonie. « La crise en Géorgie a changé la situation en Europe, et ce, malheureusement, d'une façon qui va à l'encontre de nos valeurs et de nos convictions. »

La rédaction

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

Posté par moulay abdellah à 19:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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