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Une grande majorité des membres du Congrès des Etats-Unis, démocrates et républicains, viennent d'adresser une lettre au président Barack Obama, lui demandant de soutenir fortement l'initiative d'autonomie au Sahara que le Royaume du Maroc a soumise en 2007 au Conseil de sécurité des Nations unies.

Il faut d'emblée se féliciter d'une telle démarche et de la suggestion faite au président américain de « soutenir fortement » l'initiative marocaine qui exprime la volonté des signataires de la pétition de voir l'Amérique s'engager concrètement dans le processus de règlement de ce dossier.

S'il est vrai, en effet, que l'initiative des congressmen américains n'est pas inédite, puisque d'autres membres du parlement américain avaient déjà saisi de la même manière le président George Bush en 2007, elle n'en reste pas moins significative.

En extrapolant quelque peu, on peut avancer qu'elle constitue une sorte de vote au Congrès américain, puisque quelque 229 députés sur un total de 435 ont cosigné la lettre adressée à Barack Obama. Une majorité plus que confortable, elle dépasse les 173 signataires de 2007.

A présent, les députés américains n'hésitent pas à interpeller le président: « Nous restons convaincus, soulignent-ils, que la position américaine qui favorise l'autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine est la seule solution viable. Nous vous encourageons à soutenir cette politique de longue date (maintenue sous l'administration Clinton et celle de George Bush) et à préciser avec des paroles et des actes, que les Etats-Unis travailleront pour que le processus onusien continue à soutenir ce cadre de négociations comme étant la seule option réaliste de compromis qui pourra mettre fin à ce regrettable conflit de longue date».

Ce texte est on ne peut plus claire et limpide. Il milite en faveur de la paix dans la région, s'inspire du réalisme et d'une volonté à toute épreuve de favoriser le processus de négociations.

Or, sa particularité, sa spécificité qui en est également son irréductible force, c'est sa dimension fédérative. Ce sont les députés des deux grandes formations politiques des Etats-Unis, le parti démocrate et le parti républicain, qui y souscrivent dans leur grande majorité. Ce qui signifie que c'est la voix du peuple américain qui s'exprime à travers ses représentants, une voix qui a son poids et son rôle dans une démocratie qui s'est constamment imposée depuis des siècles aux autres peuples comme un exemple, voire comme un modèle (…)

L'initiative des 229 députés américains constitue à n'en pas douter une profession de foi. Elle se fonde sur l'analyse objective d'une réalité politique, économique, militaire et humaine indépendamment des a priori partisans. Elle reflète également, quelques jours seulement après que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon eût officiellement exhorté les parties au conflit du Sahara à continuer leurs négociations dans le cadre du processus tracé par l'ONU, à faire des efforts substantiels pour aboutir à un règlement politique, comme le stipule l'initiative d'autonomie proposée et défendue par le Maroc et à laquelle, depuis maintenant deux ans, la communauté internationale, à sa tête les Etats-Unis d'Amérique, un ferme et constant soutien.
   
Al Bayane (quotidien d’informations)

Sahara : Important acquis pour le Maroc
229 députés américains demandent au président Obama de soutenir fortement la solution d’autonomie marocaine

(…) Dès l’annonce de la signature de cette lettre par les 229 législateurs américains, bon nombre d’observateurs ont estimé que le fait est de grande importance et qu’il constitue un important acquis pour la diplomatie marocaine. Nous notons pour notre part que cette initiative est importante non seulement pour le Maroc, qui voit ainsi se confirmer et se renforcer d’avantage l’appuie à son projet d’autonomie, mais aussi pour toute la région qui, d’une part, fait face à une menace terroriste croissante laquelle exige une collaboration et un traitement sécuritaires concertés et qui, d’autre part, est confrontée à des contraintes économiques lesquelles imposent, pour leur part, une incontournable et réelle intégration régionale.