Maroc-Amérique :Histoire et diplomatie

La politique étrangère de l'Amérique et les éfforts de la C.I.A.pour combattre le terrorisme pour un monde plus meilleurs et en paix.

vendredi 24 avril 2009

Le Sahara et les Etats-Unis de Barack Obama

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Une grande majorité des membres du Congrès des Etats-Unis, démocrates et républicains, viennent d'adresser une lettre au président Barack Obama, lui demandant de soutenir fortement l'initiative d'autonomie au Sahara que le Royaume du Maroc a soumise en 2007 au Conseil de sécurité des Nations unies.

Il faut d'emblée se féliciter d'une telle démarche et de la suggestion faite au président américain de « soutenir fortement » l'initiative marocaine qui exprime la volonté des signataires de la pétition de voir l'Amérique s'engager concrètement dans le processus de règlement de ce dossier.

S'il est vrai, en effet, que l'initiative des congressmen américains n'est pas inédite, puisque d'autres membres du parlement américain avaient déjà saisi de la même manière le président George Bush en 2007, elle n'en reste pas moins significative.

En extrapolant quelque peu, on peut avancer qu'elle constitue une sorte de vote au Congrès américain, puisque quelque 229 députés sur un total de 435 ont cosigné la lettre adressée à Barack Obama. Une majorité plus que confortable, elle dépasse les 173 signataires de 2007.

A présent, les députés américains n'hésitent pas à interpeller le président: « Nous restons convaincus, soulignent-ils, que la position américaine qui favorise l'autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine est la seule solution viable. Nous vous encourageons à soutenir cette politique de longue date (maintenue sous l'administration Clinton et celle de George Bush) et à préciser avec des paroles et des actes, que les Etats-Unis travailleront pour que le processus onusien continue à soutenir ce cadre de négociations comme étant la seule option réaliste de compromis qui pourra mettre fin à ce regrettable conflit de longue date».

Ce texte est on ne peut plus claire et limpide. Il milite en faveur de la paix dans la région, s'inspire du réalisme et d'une volonté à toute épreuve de favoriser le processus de négociations.

Or, sa particularité, sa spécificité qui en est également son irréductible force, c'est sa dimension fédérative. Ce sont les députés des deux grandes formations politiques des Etats-Unis, le parti démocrate et le parti républicain, qui y souscrivent dans leur grande majorité. Ce qui signifie que c'est la voix du peuple américain qui s'exprime à travers ses représentants, une voix qui a son poids et son rôle dans une démocratie qui s'est constamment imposée depuis des siècles aux autres peuples comme un exemple, voire comme un modèle (…)

L'initiative des 229 députés américains constitue à n'en pas douter une profession de foi. Elle se fonde sur l'analyse objective d'une réalité politique, économique, militaire et humaine indépendamment des a priori partisans. Elle reflète également, quelques jours seulement après que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon eût officiellement exhorté les parties au conflit du Sahara à continuer leurs négociations dans le cadre du processus tracé par l'ONU, à faire des efforts substantiels pour aboutir à un règlement politique, comme le stipule l'initiative d'autonomie proposée et défendue par le Maroc et à laquelle, depuis maintenant deux ans, la communauté internationale, à sa tête les Etats-Unis d'Amérique, un ferme et constant soutien.
   
Al Bayane (quotidien d’informations)

Sahara : Important acquis pour le Maroc
229 députés américains demandent au président Obama de soutenir fortement la solution d’autonomie marocaine

(…) Dès l’annonce de la signature de cette lettre par les 229 législateurs américains, bon nombre d’observateurs ont estimé que le fait est de grande importance et qu’il constitue un important acquis pour la diplomatie marocaine. Nous notons pour notre part que cette initiative est importante non seulement pour le Maroc, qui voit ainsi se confirmer et se renforcer d’avantage l’appuie à son projet d’autonomie, mais aussi pour toute la région qui, d’une part, fait face à une menace terroriste croissante laquelle exige une collaboration et un traitement sécuritaires concertés et qui, d’autre part, est confrontée à des contraintes économiques lesquelles imposent, pour leur part, une incontournable et réelle intégration régionale.

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mercredi 22 avril 2009

M. Obama est favorable au traité interaméricain sur les armements

M. Obama est favorable au traité interaméricain sur les armements

MM. Obama et Calderón le 16 avril 2009

Les présidents Barack Obama et Felipe Calderón à Mexico le 16 avril 2009.

Washington - Le flux illicite d'armes des États-Unis vers l'Amérique latine et les Caraïbes est une cause considérable d'inquiétude en raison de la menace que ces armes constituent pour la sécurité et le bien-être de la population, a déclaré le président Obama.

Le 16 avril, lors d'une conférence de presse tenue en fin d'après-midi dans la capitale mexicaine, M. Obama a fait savoir qu'il demanderait au Sénat de ratifier le Traité interaméricain sur le trafic des armes dont l'objectif est d'endiguer le flux d'armes et de munitions illicites destinées aux cartels de la drogue et autres groupes illégaux opérant dans les Amériques.

« Nous sommes absolument déterminés à coopérer avec le Mexique pour lutter contre ce fléau des deux côtés de la frontière », a dit le président Obama à l'issue de ses entretiens avec son homologue mexicain Felipe Calderón.

C'était la première fois en 13 ans qu'un président américain se rendait en visite dans la capitale mexicaine. Le séjour de M. Obama visait à souligner la volonté des États-Unis de soutenir M. Calderón et son gouvernement qui se sont engagés dans une lutte contre les cartels de la drogue et leur arsenal.

« Alors que le gouvernement mexicain s'est lancé, avec beaucoup de courage, dans la lutte contre les grands trafiquants de stupéfiants qui sévissent des deux côtés de la frontière, il est absolument essentiel que les États-Unis s'associent totalement à la lutte contre ce problème, à la fois par le biais d'efforts tels que l'Initiative Merida et aussi, de notre côté de la frontière, en endiguant les flux d'armes et d'argent vers le sud », a déclaré M. Obama à son arrivée à Mexico.

La sécurité personnelle est l'une des nombreuses questions qui seront à l'ordre du jour du Sommet des Amériques qui se tiendra du 17 au 19 avril à Port d'Espagne, la capitale de la Trinité-et-Tobago. Les 34 dirigeants démocratiquement élus de la région se pencheront sur un vaste éventail de dossiers qui les touchent directement, notamment la crise économique, les questions énergétiques, le changement climatique et la sécurité.

L'Organisation des États américains (OEA) a adopté la convention internationale sur les armes le 14 novembre 1997, et le gouvernement Clinton l'a ensuite signée. Le traité est officiellement intitulé « Convention interaméricaine contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu, de munitions, d'explosifs et autres matériels connexes », et il est connu par son sigle espagnol CIFTA. La Maison-Blanche a soumis ce traité au Sénat le 9 juin 1998, mais celui-ci ne l'a pas encore ratifié.

Les sénateurs démocrates Diane Feinstein de Californie et Richard Durbin de l'Illinois ont demandé à la commission sénatoriale des relations étrangères de se pencher sur ce dossier et d'approuver le traité dans le but de contrer la récente recrudescence de la violence perpétrée par les cartels mexicains de la drogue. De plus, Mme Feinstein a envoyé une lettre au président Obama, l'exhortant à appuyer la ratification du traité.

La Convention aide les membres de l'OEA dans leur lutte contre le trafic illicite des armes à feu qui alimente la violence liée au trafic de drogue, au terrorisme et à la criminalité organisée, ont indiqué les sénateurs dans leur communiqué. Elle exige de ses signataires qu'ils criminalisent la fabrication et la vente illégales d'armes et établit un dispositif d'estampillage et de licence pour l'importation et l'exportation des armes à feu.

La convention, qui est entrée en vigueur en juillet 1998, a été ratifiée par 29 pays de l'OEA, et quatre autres, dont les États-Unis, l'ont signée mais ne l'ont pas encore ratifiée.

« La Convention améliorera la sécurité des citoyens des pays des Amériques en contribuant à mettre fin au trafic transnational des armes illicites qui nourrit la violence associée avec le trafic de la drogue, le terrorisme et le crime organisé international », est-il affirmé dans une fiche d'information du département d'État. « Bien qu'il vise à renforcer les capacités des pays membres à éradiquer le trafic d'armes illicites, cet accord régional a été établi sur le modèle des lois, réglementations et pratiques en vigueur aux États-Unis, et protège le commerce légal des armes à feu de même que leur possession et leur utilisation conformes à la loi. »

 

L'Initiative Merida a été conçue par le Mexique, les pays de l'Amérique centrale et les États-Unis pour lutter contre les cartels de la drogue en améliorant la formation du personnel de maintien de l'ordre, la qualité du matériel militaire et la coopération au niveau de l'échange de renseignements. Un total de 1,4 milliards de dollars a été alloué à cette initiative qui porte sur trois ans.

Afin d'aider davantage le Mexique, la Maison-Blanche a nommé, le 15 avril, un ancien responsable du ministère de la justice à la direction des efforts entrepris contre la violence liée au trafic de drogue du côté américain de la frontière avec le Mexique, au sud-ouest des États-Unis. La ministre de la sécurité intérieure, Mme Janet Napolitano, a annoncé la nomination de l'ancien procureur fédéral Alan Bersin lors de sa visite à El Paso, au Texas. M. Bersin avait occupé le même poste dans le gouvernement Clinton.

De plus, trois cartels mexicains - Sinaloa, Los Zetas et la Familia Michoacana - ont été placés sur la liste des importants trafiquants de stupéfiants étrangers qui font l'objet de sanctions spéciales, a indiqué la Maison-Blanche, le 15 avril. Cette mesure permet aux États-Unis de geler tous les avoirs de ces trafiquants qui se trouvent sous leur juridiction, et interdit aux Américains d'avoir affaire à toute organisation qui serait liée ou associée à ces cartels et à leurs agents.

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M. Obama : les É.-U. et Cuba entament des étapes clés vers une ère nouvelle

M. Obama : les É.-U. et Cuba entament des étapes clés vers une ère nouvelle

M. Obama le 19 avril 2009

Le président Obama a donné sa dernière conférence de presse durant le Sommet des Amériques le 19 avril 2009.

Washington - Le Cinquième Sommet des Amériques a offert aux États-Unis l'occasion de renouveler leur engagement envers les nations de ce continent et au président Obama celle de « chercher un nouveau départ avec Cuba ».

Cuba ne figurait pas à l'ordre du jour de ce sommet et aucun de ses représentants n'avait été invité à participer à cette rencontre des 34 dirigeants démocratiquement élus des États américains, qui s'est tenue à Port-au-Prince, la capitale de Trinité-et-Tobago. Mais Cuba était assurément dans les pensées des délégués - un fait que le président Obama a reconnu dans son discours d'ouverture le 17 avril :

« Plusieurs remarques ont été faites sur la question des relations entre les États-Unis et Cuba, alors permettez-moi d'en parler. Les États-Unis cherchent un nouveau départ avec Cuba. »

Ces propos du président Obama ont été chaleureusement accueillis par les participants au sommet et ont été le signal le plus clair à ce jour, transmis aux dirigeants des Amériques et au peuple cubain, d'une évolution de la politique étrangère américaine vis-à-vis de Cuba, île des Grandes Antilles située à environ 180 kilomètres au large des côtes du sud-est des États-Unis.

« Je sais qu'il y a un long chemin à faire avant de pouvoir surmonter des décennies de méfiance, mais il y a des étapes cruciales que nous pouvons entamer vers ce nouveau jour », a déclaré le président.

M. Obama a indiqué que son gouvernement était prêt à faire des ouvertures aux pouvoirs publics cubains sur de nombreux dossiers, allant du trafic illicite de la drogue, de la migration des populations et des questions économiques aux droits de l'homme, à la liberté d'expression et aux réformes démocratiques. Mais M. Obama a ajouté que des pourparlers entamés dans le seul but d'en tenir ne l'intéressaient pas.

« Je suis convaincu que nous pouvons faire avancer les relations entre les États-Unis et Cuba dans une nouvelle direction », a affirmé le président.

Le dégel des relations américano-cubaines a commencé le 13 avril quand des responsables de la Maison-Blanche ont annoncé, lors du point de presse quotidien, l'allègement de certaines restrictions imposées par les États-Unis, notamment sur les voyages des citoyens américains d'origine cubaine et les envois d'argent à leur famille à Cuba.

Les Cubano-Américains peuvent maintenant envoyer aussi des vêtements, des produits de toilette, des semences, du matériel de pêche et autres produits personnels aux membres de leurs familles. Les entreprises américaines pourront obtenir des permis pour vendre des téléphones portables, des services de transmission de télévision et des ordinateurs aux Cubains pour lesquels leur famille aux États-Unis pourront payer, a indiqué la Maison-Blanche.

Cette annonce avait été faite quatre jours avant le début du sommet des Amériques. Et pour la première fois, un responsable de la Maison-Blanche avait répété ses propos en espagnol. Cette déclaration était destinée au peuple cubain directement, ont indiqué de hauts fonctionnaires à la Maison-Blanche.

Le 16 avril, le président cubain Raul Castro a donné sa réponse lors d'une rencontre avec certains dirigeants des Amériques au Vénézuéla. Il a dit : « Nous sommes prêts à discuter de tout - droits de l'homme, liberté de la presse, prisonniers politiques, de tout, tout, tout dont ils veulent parler », selon ses déclarations rapportées dans les médias.

Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA) José Miguel Insulza a annoncé le 17 avril qu'il demanderait la réadmission de Cuba à cette entité multilatérale dont Cuba avait été interdite en 1962.

« Toute l'Amérique latine et la Caraïbe attendent un changement de la politique envers Cuba », a déclaré M. Insulza lors d'un entretien accordé à Bloomberg News. « Leurs dirigeants apprécient la valeur de ce que M. Obama a promis et ils souhaitent davantage. »

Les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec le régime castriste en 1961 et imposé un embargo sur le commerce avec cette nation insulaire en 1962. Un an plus tard, une interdiction sur les voyages de citoyens américains à Cuba avait été décrétée par le président des États-Unis à l'époque, John Kennedy.

Lors d'une conférence de presse avec le président haïtien René Préval à Port-au-Prince, le 16 avril, la secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton a déclaré que les États-Unis se félicitaient du fait que La Havane se dise prête à discuter de toutes les questions politiques, économiques et sociales auxquelles les deux pays doivent faire face. Mme Clinton a ajouté que les mesures prises par le président Obama et par elle-même montraient clairement leur souhait sincère d'entamer une voie nouvelle avec le régime cubain. « Mais nous nous attendons à une attitude réciproque de la part de Cuba », a-t-elle dit.

« Nous aimerions que Cuba ouvre sa société au reste du monde, remette en liberté ses prisonniers politiques, s'ouvre aux opinions et aux médias de l'étranger, et possède le genre de société qui, comme nous le savons tous, pourra améliorer les possibilités pour le peuple cubain et pour sa nation », a affirmé Mme Clinton.

http://www.america.gov/fr/

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jeudi 2 avril 2009

ll est temps d'entreprendre une action collective pour sauver l'économie

imagesll est temps d'entreprendre une action collective pour sauver l'économie

Article du président Barack Obama

L'article ci-dessous, du président des États-Unis Barack Obama, a été publié le 23 mars par Tribune Media Services et fait partie du domaine public.

(Début de l'article)

Le temps d'une action internationale est arrivé
Barack Obama
Tribune Media Services
Le lundi 23 mars 2009

Washington - Nous traversons une période de difficultés économiques mondiales auxquelles ne sauraient répondre ni des demi-mesures ni les efforts isolés d'une quelconque nation. Maintenant, les dirigeants du G20 ont la responsabilité de d'entreprendre une action audacieuse, globale et coordonnée qui non seulement stimulera la reprise, mais aussi inaugurera une nouvelle ère d'engagement économique qui empêchera qu'une telle crise ne se reproduise jamais.

Personne ne peut nier qu'il y a urgence. Une crise du crédit et de la confiance a balayé les frontières et ses conséquences se font sentir dans toutes les régions du monde. Pour la première fois en une génération, l'économie mondiale et le commerce international se contractent.

Des milliers de milliards de dollars ont été perdus, les banques ont cessé de prêter et des dizaines de millions de personnes, dans le monde entier, vont perdre leur emploi. La prospérité de chaque pays est menacée, ainsi que la stabilité des gouvernements et la survie des habitants des régions les plus vulnérables du monde.

Nous avons constaté, une fois pour toutes, que le succès de l'économie américaine est inextricablement lié à celui de l'économie mondiale. Il n'existe aucune démarcation entre les mesures prises pour relancer la croissance à l'intérieur de nos frontières et leur effet au-delà.

Si les habitants d'autres pays ne peuvent pas dépenser, les marchés s'assèchent. Nous avons déjà enregistré la baisse la plus prononcée des exportations américaines depuis près de quatre décennies, ce qui a entraîné la suppression d'emplois. Et si nous continuons de laisser les institutions financières du monde entier agir de façon imprudente et irresponsable, nous resterons emprisonnés dans un cycle de gonflement et d'effondrement des marchés. C'est pourquoi le prochain sommet de Londres est directement lié au redressement chez nous.

Mon message est clair : les États-Unis sont prêts à prendre l'initiative, et nous demandons à nos partenaires de se joindre à nous dans un sentiment d'urgence et de communauté d'objectif. Il y a déjà eu du bon travail d'accompli, mais il reste encore beaucoup à faire.

Notre action repose sur un principe simple : nous allons agir avec audace pour sortir l'économie américaine de la crise et réformer notre réglementation, et ces démarches seront renforcées par des mesures à l'étranger. En donnant l'exemple, les États-Unis pourront promouvoir la reprise mondiale et restaurer la confiance de par le monde ; et si le sommet de Londres parvient à galvaniser l'action collective, nous orchestrerons une reprise solide, et les futures crises seront évitées.

Nos démarches doivent commencer par une action rapide visant à stimuler la croissance. Les États-Unis ont déjà promulgué la Loi sur la relance américaine et le réinvestissement - il s'agit de la mesure la plus importante adoptée depuis une génération pour stimuler la création d'emplois et jeter les fondations de la croissance.

D'autres membres du G20 ont également adopté des programmes de stimulation économique, et ces efforts doivent être robustes et soutenus jusqu'à la reprise de la demande. Au fur et à mesure que nous avancerons, nous devons prendre un engagement collectif envers la libéralisation du commerce et des investissements, tout en résistant aux pressions protectionnistes qui approfondiraient la crise.

Deuxièmement, nous devons restaurer le crédit dont dépendent les entreprises et les consommateurs. Chez nous, nous œuvrons énergiquement à la stabilisation de notre système financier. Cela comprend une évaluation honnête des comptes de nos principales banques, et débouchera directement sur des prêts qui aideront les Américains à acheter des biens, à conserver leurs maisons et à développer leurs entreprises.

Ce mouvement doit continuer à s'amplifier sous l'action de nos partenaires du G20. Ensemble, nous devons adopter un cadre commun insistant sur la transparence, la responsabilité et mettant l'accent sur la restauration de la circulation du crédit qui est le moteur de la croissance de l'économie mondiale. Le G20, de concert avec les institutions multilatérales, peut fournir des finances commerciales qui relanceront les exportations et créeront des emplois.

Troisièmement, nous avons une obligation économique, sécuritaire et morale de tendre la main aux pays et aux peuples qui sont les plus menacés. Si nous leur tournons le dos, la souffrance causée par la crise s'intensifiera, et notre propre relance sera retardée parce que les marchés d'exportation de nos biens se contracteront encore plus et que les pertes d'emplois américains se multiplieront.

Le G20 doit rapidement déployer des ressources en vue de stabiliser les marchés émergents, de renforcer considérablement la capacité d'aide d'urgence du Fonds monétaire international et d'aider les banques régionales de développement à accélérer les procédures de prêt. Pendant ce temps, l'Amérique peut soutenir des investissements nouveaux et dignes de ce nom en matière de sécurité alimentaire afin d'aider les plus pauvres à traverser les jours difficiles à venir.

Si ces mesures peuvent nous aider à sortir de la crise, nous ne pouvons pas nous contenter d'un retour à la situation précédente. Nous devons mettre un terme à la spéculation imprudente et aux dépenses exorbitantes. Nous devons mettre un terme aux créances toxiques, au surendettement bancaire et à l'absence de supervision qui nous condamnent à des ballonnements suivis fatalement d'éclatements.

Seule une action internationale coordonnée peut stopper les actions irresponsables qui ont causé cette crise. C'est pourquoi je suis résolu à saisir cette chance de promouvoir des réformes globales de notre cadre de réglementation et de supervision.

Toutes nos institutions financières - à Wall Street et dans le monde entier - ont besoin de puissants mécanismes de supervision et de règles relevant du bon sens. Tous les marchés devraient être assortis de normes de stabilité et d'un mécanisme de transparence. Un ferme cadre en matière de fonds propres devrait nous protéger contre de futures crises. Nous devons sévir contre les paradis fiscaux à l'étranger et le blanchiment de l'argent.

Une transparence rigoureuse et la responsabilité doivent limiter les abus, et le temps des primes démesurées doit cesser. Au lieu d'efforts rapiécés qui facilitent la course vers l'abîme, nous devons offrir des incitations claires pour récompenser les bons comportements qui stimulent la course vers le sommet.

Je sais que l'Amérique est en partie responsable de la pagaille à laquelle nous devons tous faire face. Mais je sais aussi que nous n'avons pas à choisir entre un capitalisme chaotique et implacable et une économie oppressive dirigée par le gouvernement. C'est un faux choix qui n'est à l'avantage de personne.

Ce sommet du G20 constitue un forum pour un nouveau type de coopération économique internationale. Il est maintenant temps d'œuvrer de concert pour restaurer la croissance soutenue qui ne peut venir que de marchés libres et stables qui canalisent l'innovation, soutiennent l'esprit d'entreprise et offrent des débouchés.

Tous les pays du monde sont liés par des enjeux communs. Les États-Unis sont prêts à s'associer à un effort mondial au nom de la création d'emplois et d'une croissance durable. Ensemble, nous pouvons tirer les leçons de cette crise et forger une prospérité durable et sûre au XXIe siècle.

Barack Obama est président des États-Unis. Article distribué par Tribune Media Services. 

(Fin de l'article)

http://www.america.gov/fr/

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L'aide des États-Unis à l'étranger est essentielle, dit Mme Clinton

L'aide des États-Unis à l'étranger est essentielle, dit Mme Clinton

La visite de la nouvelle secrétaire d'État à l'USAID

Hillary Clinton

La secrétaire d'État, Mme Clinton a affirmé au personnel de l'USAID qu'elle considère l'aide à l'étranger une priorité personelle.

Washington - L'aide des États-Unis au développement « incarne littéralement les valeurs américaines », a déclaré la secrétaire d'État, Mme Hillary Clinton, tout en indiquant qu'elle s'emploierait à obtenir les ressources dont l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) avait besoin en cette période de difficultés économiques.

Lors de l'allocution qu'elle a prononcée le 23 janvier devant des membres du personnel de l'USAID, elle a fait part de son point de vue sur le développement : « Je crois au développement et je suis profondément convaincue qu'il contribue à égalité avec la défense et la diplomatie à garantir la sécurité nationale des États-Unis. »

Des programmes tels que le plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida à l'étranger (PEPFAR) et l'initiative en faveur de la lutte contre le paludisme ont créé dans les pays intéressés une attitude positive envers les États-Unis et donné « des résultats concrets qui ont changé la vie de nombreuses personnes ».

« Je m'intéresse de très près à cette tâche », a dit Mme Clinton en rappelant comment elle avait, en sa qualité de juriste, apporté un soutien à la cause de la protection des femmes et des enfants et de ceux qui ont besoin d'aide. Alors que son époux était président des États-Unis, elle s'est rendue dans divers pays du monde pour visiter des projets financés par l'USAID.

Le président Obama, a-t-elle précisé, comprend l'importance de ces problèmes humains et est résolu à agir dans ce domaine. Sa mère, qui est décédée, était une spécialiste du microcrédit et avait contribué à la réalisation de plusieurs projets en Indonésie.

La secrétaire d'État a reconnu que l'on demandait à l'USAID « de faire plus avec moins de ressources », mais elle s'est engagée à faire tout son possible pour accroître le budget de cette agence de manière à ce qu'elle puisse exécuter sa mission dont l'ampleur ne cesse de croître.

« Il est essentiel, a-t-elle dit, que l'on renforce le rôle de l'USAID et de nos autres organismes d'aide à l'étranger, qu'on leur accorde des crédits budgétaires suffisants et que l'on coordonne leur action d'une manière qui indique très clairement que les États-Unis comprennent et appuient l'aide au développement. »

Mme Clinton a félicité les membres du personnel de l'USAID pour leur disposition au travail, même dans des conditions difficiles et dans des lieux dangereux, tout en les incitant à souligner l'importance de l'aide au développement auprès de leurs concitoyens inquiets de la situation économique aux États-Unis.

« Si vous ne connaissez pas encore quelqu'un qui vient de perdre son emploi, vous en connaîtrez bientôt. Il faut être à même de montrer que ce que vous faites pour les États-Unis est important même en cette période difficile. »

http://www.america.gov/fr/

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